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La poupée sanglante

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La poupée sanglante

(La poupée sanglante)
4.0 étoiles

Une série créée par Marcel Cravenne, Robert Scipion
1 saison - 6 épisodes
1976 - 110 minutes - Couleur - Mono - NC
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Le zoom

Christine et Gabriel - La poupée sanglante (La poupée sanglante)

Christine et Gabriel

Affiche française de la série La poupée sanglante

L'histoire

Paris, 1925. M. Gaillard, un génial horloger et son neveu, Jacques Quentin, chirurgien avant-gardiste, fabriquent ensemble Gabriel, un homme mécanique froid à la plastique parfaite que l'on doit remonter comme une horloge. Ses créateurs lui greffent le cerveau d'un condamné à mort, Bénédict Masson, un homme hideux éperdument amoureux de Christine, la charmante fiancée du chirurgien et fille de l’horloger. Equipé du cerveau de Masson, l'automate, poussé par l'amour qu'il voue toujours à Christine, se met à traquer les véritables coupables des meurtres dont on l'a accusé et qui l’ont conduit à la guillotine…

Bénédict Masson est éperdument amoureux de Christine - La poupée sanglante

Bénédict Masson est éperdument amoureux de Christine

Le petit mot du Doc

LA POUPÉE SANGLANTE est l'adaptation de deux romans de Gaston Leroux : La Poupée sanglante et sa suite La Machine à assassiner, tous deux de 1923, qui s'inspiraient déjà d’une nouvelle de E.T.A. Hoffman, L'Homme au sable (1817), et des travaux du chirurgien et biologiste français Alexis Carrel. Son œuvre est tout d'abord publiée sous forme de feuilletons quotidiens dans le journal Le Matin à l'été 1923. Marcel Cravenne et Robert Scipion, respectivement réalisateur et scénariste, offrent une version assez fidèle de l’œuvre de Gaston Leroux tout en donnant la parole au robot là où, dans le roman, celui-ci communique par l'écriture.

La Marquise de Coulterey aurait-elle été victime d'un vampire ? - La poupée sanglante

La Marquise de Coulterey aurait-elle été victime d'un vampire ?

Ce feuilleton en six parties mélange grossièrement trois genres : science-fiction, fantastique et policier tout en proposant une relecture de La Belle et la Bête. En donnant à son homme mécanique le cerveau d'un assassin, le chirurgien Jacques Quentin fait inévitablement penser au docteur Frankenstein et à son monstre. Le sujet du roman Les Mains d’Orlac (1920), de l'écrivain français Maurice Renard, et adapté à de nombreuses reprises, est également très prégnant. Est-ce de crainte de ne pas tenir la distance avec cet unique thème que le feuilleton (tout comme l'œuvre de Leroux) introduit une inquiétante secte hindoue de buveurs de sang en quête d'immortalité ainsi qu'un Marquis bien énigmatique ? LA POUPÉE SANGLANTE se découpe en deux parties égales de trois épisodes : la première présente les personnages, l'attirance irrésistible de Bénédict Masson pour la belle Christine et maintient l'intrigue autour de faits vampiriques et du personnage de Gabriel dont l’existence est tenue secrète. La deuxième partie prend la tournure d’une enquête policière menée par Gabriel pour innocenter Bénédict Masson qui a succombé sur l'échafaud.

Gabriel mène l'enquête - La poupée sanglante

Gabriel mène l'enquête

Edith Scob, la star du film de Georges Franju, LES YEUX SANS VISAGE (1960), interprète la Marquise de Coulterey, abusée par son vampire de mari, tandis que Yolande Folliot, apparaît ici dans un de ses premiers rôles. "Dès que nous l’avons vue nous avons été sûrs d’avoir trouvé notre héroïne", avouera Marcel Cravenne. Deux actrices à la carrière bien remplie, à la différence de l’acteur sud-africain Ludwig Gaum dont le rôle de Gabriel sera pour ainsi dire l'unique de sa carrière.

Le fantôme de la Marquise - La poupée sanglante

Le fantôme de la Marquise

Coproduit par Pathé pour la deuxième chaîne Antenne 2, LA POUPÉE SANGLANTE s'avère une série originale est intéressante et fut l'un des grands succès de la télévision française. Bien qu'elle emprunte tout azimut, on se laisse prendre par cette intrigue qui ne se dévoile qu'au fil des épisodes. Evidemment le rythme lent et théâtral de ce feuilleton typique de la production hexagonale des années soixante-dix est à l'extrême opposée de celui des séries modernes, mais les moments de calme et de réflexion qu'offraient ce type d’œuvres télévisuelles, tout comme les méthodiques résumés d'introduction à chaque épisode, en font aujourd'hui encore tout leur charme.

26 janvier 2017

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