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King Kong

(King Kong)

 Les critiques

Nombre de critiques : 5

Total des points : 35

Moyenne obtenue : 7.00/10

n°5 - 6/10 Chris

24 mai 2015

Une assez bonne adaptation, bon les effets spéciaux ont vieillit pas le scénario évidement mais l'ultime version (2005) est meilleure à mon sens. Sans la présence de ces deux grands acteurs que sont Jessica Lange et Jeff Bridges ce film aurait plus tenu de la série B.

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n°4 - 6/10 Fog Horn

12 novembre 2011

"Qui est-ce qui aurait pu laisser une trace pareille ? Un homme déguisé en singe ?" Cette réplique involontairement comique de Jeff Bridges résume le principal défaut de ce remake : son singe. Pas mauvais quand il ne bouge pas (surtout son faciès réussi et effrayant), le monstre tombe carrément dans le ridicule dès qu'il se déplace debout avec sa gestuelle toute humaine. Ben ouais, au lieu d'animer une créature en stop-motion, on a préféré faire des économies en mettant un mec dans un costume, la honte ! Hormis cette faute de goût inadmissible pour ce genre de production (le budget n'est pas aussi réduit que celui du LE COLOSSE DE HONG-KONG), on est étonné par cette transposition dans les années 70 de l'histoire originale, transposition loin d'être aussi mauvaise qu'on aurait pu le craindre. L'ensemble est honnête avec quelques passages réussis : l'inoubliable Jessica Lange sous la cascade, la solitude du singe dans la cale du bateau ou son exposition à la foule assez sadique. Le grand final sur les Twin Towers se révèle étonnamment sombre avec une mise à mort de l'animal traumatisante. Finalement, ce remake de 1976 n'arrive évidemment pas à la cheville de son modèle mais il n'est pas honteux non plus car il demeure respectueux du mythe.

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n°3 - 8/10 JP

22 février 2006

N'ayant pas vu cette dernière version de Peter Jackson toute comparaison m'est impossible, mais ayant lu les critiques très pertinentes de Frédéric je veux croire volontiers que ce remake de 1976 puisse être la version la plus aboutie, en dehors de certains effets spécieux qui nous rappellent l'âge du film.

L'histoire est riche, on est immédiatement plongé dans l'aventure, l'île est mystérieuse et tout bonnement fantastique. Tout a été dit, on ne peut qu'être conquis par cette version dont bon nombre de plans sont légendaires.

Le seul regret est la fin du film (mais on ne réécrit pas l'histoire du Titanic ou de la Passion du christ...) Tout au long du film on s'attache à King Kong. Pour les nostalgiques comme moi ne comptez pas sur la suite de 1986 pour avoir des réponses, il n'en est rien. C'est dommage, mais restez sur ce chef d'ouvre.

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n°2 - 8/10 BELMONT Frédéric

20 décembre 2005

Comme vous le savez, j'ai adoré la version 2005 de Peter Jackson et ses effets spéciaux sidérants mais je viens de revoir la version 1976 de John Guillermin (pas revue depuis que j'étais petit en 1987). Or, je la trouve extrêmement réussie, peut-être plus encore que la version de Peter Jackson! Pourquoi? Tout simplement parce qu'il y a beaucoup moins de temps morts et que l'action commence directement en Indonésie, pas loin de la mystérieuse Île du Crâne. Dans la version moderne, il ne s'agit pas d'aller tourner un film sur un coin reculé du globe mais d'étudier les ressources pétrolières d'une île fortement méconnue et jamais explorée!

J'ai particulièrement bien aimé le speech du capitaine devant les diapositives de la NASA, l'intervention du clandestin ainsi que le point rouge (un "faux écho") qui s'affiche sur le radar!

D'accord, le gorille n'a pas la pêche de son petit frère numérique, les effets spéciaux ont vieilli et les incrustations d'image se devinent trop facilement! Cependant, je trouve les protagonistes humains beaucoup mieux assortis que dans la version 2005 : la nana m'a fait beaucoup rire quand elle est prisonnière du géant ("Entre toi et moi, ça ne peut pas marcher!" "Dépose-moi, j'ai le vertige! Quand j'avais 10 ans, ma tête m'a fait monter à l'Empire State Building! J'étais déjà malade dans l'ascenseur!") et je trouve sa romance avec le paléontologue barbu aux cheveux longs tout à fait crédible sur le pétrolier car tous deux ont survécu à une aventure vraiment extraordinaire sur l'île ! Lui est clandestin, elle est rescapée d'un naufrage, ils se rencontrent au bout du monde! Et pourtant Dieu sait combien, d'habitude, les histoires sentimentales me lourdent au cinéma! Même le capitaine et son équipage de rudes gaillards font sérieux, à l'instar du staff de "Nimitz : Retour vers l'enfer", un autre grand film de cette époque d'après-guerre froide!

Par comparaison, l'équipage de King Kong 2005 est moins génial : l'acteur de cinéma n'est qu'un lâche, le producteur un pauvre ambitieux, le rédacteur une espèce de petit gigolo et la nana a beau jouer un petit numéro à King Kong au bord d'une falaise, elle ne lui envoie pas de vannes tragicomiques provoquant l'hilarité et la sympathie du public!! Les New-Yorkais, eux, sont toujours aussi avides de spectacle mais, ça, c'est normal et compris dans le scénario de départ!

Par contre, concernant la scène final, KK 2005 renvoie ses prédécesseurs aux fraises avec ses images de synthèse et ses mouvements de caméra extraordinaires et inégalables. Que KK 1933 fasse ringard, c'est normal mais même dans l'opus 1976, les hélicoptères font très maquettes, c'est à peine si on ne voit pas les fils au milieu des explosions!

D'ailleurs, il me semble que lorsque le gorille frappe un appareil, celui-ci explose contre l'une des Tours Jumelles avant de retomber vers le bas entre les deux gratte-ciel. Or, par la suite, pendant la séquence où King Kong est étendu sur le sol au milieu de la foule dans un plan large, on ne voit aucune carcasse enflammée d'hélicoptère entre les deux tours du World Trade Center! A croire que la machine n'est jamais retombée jusqu'au sol!

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n°1 - 7/10 BELMONT Frédéric

29 mars 2003

La première fois que je découvris ce film, j'étais en primaire dans les années 80. J'étais haut comme trois pommes mais je savais qu'il s'agissait d'un remake contemporain du classique de 1933 que j'avais entrevu à la télé du temps de l'école maternelle. Que dire de ce film-catastrophe que je n'ai pas revu depuis plus de 15 ans? Eh bien qu'il m'avait énormément plu... et traumatisé à la fois! Si les Japonais ont leur Godzilla, les Américains ont leur mascotte simiesque géante! J'aime beaucoup cette équipe d'explorateurs qui débarque sur "l'île mystérieuse", suite à des rumeurs de créature fabuleuse vénérée par des indigènes. Par contre, je trouve que la bête apparaît trop rapidement à l'écran. Au début de sa capture, King-Kong est considéré comme un monstre abominable mais c'est au cours du voyage de retour à fond de cale qu'on se rend compte qu'il n'est peut-être pas si hostile. A la fontaine déjà, il s'était lié de sympathie avec une blonde pulpeuse qu'il tenait au creux de sa main comme un frêle papillon. Son arrachement à son milieu naturel puis son exhibition sensationnelle à New York City sont vécus à la fois comme un déchirement et une humiliation suprêmes. A tel point que même l'anthropologue déconseille, en vain, aux responsables de trop creuser le filon. Les scènes d'évasion et de déambulation de King-Kong à travers Manhattan sont spectaculaires et, même si les effets spéciaux ont un peu vieilli, on est vraiment pris dans le feu de l'action! La destruction du métro, par exemple, demeure crédible tant les maquettes en flamme sont criantes de réalisme. La tension n'a rien à voir avec le médiocre Godzilla de 1998 que l'on a tôt fait d'oublier! Les habitants sont terrorisés, la pagaille règne mais le primate est d'abord un être déraciné, désorienté. Si bien que personne ne sait quand et comment sa folle cavalcade va finir! Justement, je garde un souvenir MEMORABLE de l'anthropologue qui devance les pensées de King kong : en observant nos regrettées Tours Jumelles, l'explorateur devine que la créature croira reconnaître les deux Pitons rocheux de son île natale (admirez le fondu enchaîné particulièrement réussi en contre-plongée). Je trouve particulièrement géniale l'idée d'avoir remplacé l'ascension de l'Empire State Building par celle du World Trade Center. Remarquez, la tentation devait être plus qu'évidente, puisque les deux tours (achevées en 1973)dépassaient en hauteur l'immeuble-symbole des années 1930.En revanche, je me demande si la BD (et le film de 1933)présente bien l'arrivée du dieu King-Kong entre les deux pitons rocheux? L'ascension proprement dite de la Tour est étourdissante tant elle donnerait le vertige aux alpinistes les plus chevronnés. Pourtant, elle est tout à fait réaliste : avec sa force herculéenne, King Kong égratigne la façade en encastrant ses doigts d'étage en étage! A se demander d'ailleurs si une telle séquence ne trouve pas son inspiration dans "Tintin au Tibet" lorsque le redoutable Yéti escalade le flanc de la montagne en agrippant le pauvre petit Tchang!? Moment ultime du film, l'arrivée au sommet de la Tour : au lieu de coucous de l'entre-deux-guerres, notre brave King Kong est bientôt rejoint par de puissants hélicoptères de la Guerre du Viet-Nam équipés de fusils-mitrailleurs. D'avance, on devine ce qui va se passer et les spectateurs que nous sommes versons des larmes de compassion à l'égard du gorille bien avant qu'il ne relâche la nana. Même Mike Tyson et Hulk Hogan frissonnent dès lors que King Kong est canardé : d'emblée, les spectateurs fustigent la cruauté humaine et prient secrètement pour que King-Kong parvienne à détruire les hélicos comme des mouches. Malheureusement, c'est l'armée qui triomphe et notre malheureux primate finit comme vous le savez, dans une chute vertigineuse! Décidément, après la saga de "La Planète des Singes", l'humanité semble particulièrement redouter le peuple des primates. Comme si cela ne nous suffisait pas d'être la race dominante sur Terre, il faut aussi que nous zôtres humains éradiquions toute "rébellion animale" de notre cousin le singe! C'est peut-être par espoir de se racheter auprès d'enfants traumatisés que Hollywood, par la suite, mettra en chantier le film du sympathique "Big Foot" dans les années 80! En attendant, je m'indigne que King kong connaisse une fin aussi tragique : OK, il a tué des gens dans sa fuite éperdue mais c'était seulement par peur et par ignorance de notre monde. OK, il a escamoté la façade d'une Tour Géante mais bon, il a causé beaucoup moins de dégâts que Tonton Oussama (lequel court toujours, en plus)! Vous en conviendrez que notre monde est cruel et injuste! Mieux réalisé que son modèle de 1933, King kong 1976 est un film poignant qui nous rappelle qu'une vie ne vaut rien mais que rien ne vaut une vie! :___-( Je sais qu'une suite a été réalisée 10 ans plus tard avec la résurrection du personnage, sa rencontre avec Queen Kong mais, malgré une réalisation honnête, le deuxième volet n'a pas la force évocatrice du premier. Si un jour je le redécouvre en vidéo, je m'équiperai d'un pack de kleenex avant tout re visionnage!

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